Maître-Marie-Camille-ECK

Usurpation d’identité – Le point de vue de l’avocat

Entretien avec Maître Marie-Camille ECK, Avocat au Barreau de Paris

« Les cas se multiplient, la technicité des usurpateurs et leur imagination semblent sans limite. La CNI est le premier document ciblé. A mon sens, c’est le 1er document qui devrait d’ailleurs être contrôlé dans les dossiers d’entrée ou d’ouverture de droits. 

Photo de Me ECK 

  • Quels types d’usurpation d’identité rencontrezvous le plus souvent dans les dossiers que vous défendez ? Comment agissent les fraudeurs ? 

Il n’existe pas de « profil type » des victimes des fraudeurs. Les cas d’usurpation d’identité sont extrêmement variés. Les fraudeurs agissent dans de nombreux domaines : parmi les exemples fréquents, je pourrais citer l’usurpation d’identité de type bancaire (ouverture de compte ou souscription de crédits au nom de la victime), l’usurpation de société (utilisation du nom commercial ou usurpation du site internet de l’entreprise), la fraude aux aides sociales, l’usurpation d’identité numérique. 

De nombreuses victimes découvrent avec stupéfaction que leur identité a été utilisée à leur insu, et qu’elles ont été nommées gérants d’une société dont elles n’ont jamais entendu parler. 

  • Quelles manœuvres frauduleuses constatez-vous ? Comment agissent les fraudeurs ? 

Les fraudeurs ont beaucoup d’imagination. Le vol de portefeuille reste un grand classique, et demeure une des principales « techniques » pour se procurer de vrais documents d’identité, qui seront ensuite utilisés tels quels ou falsifiés. Mais, en parallèle, les fraudeurs redoublent d’ingéniosité : fausses annonces sur internet pour inciter les victimes à déposer un dossier de candidature (pour la location d’un bien immobilier par exemple, dossier qui sera utilisé ensuite par l’escroc à d’autres fins), piratage informatique, fishing, etc. 

Les fraudeurs sourcent des dossiers de bonne qualité, qui auront du mal à être détectés lors du KYC d’une banque ou de tout autre type de service. Ils comptent sur la faiblesse du contrôle de certains processus d’entrée en relation. 

Je constate avec mes clients l’absence totale de profil type. Je défends tout aussi bien des personnes physiques que des personnes morales. Nous sommes tous concernés. Chacun est une victime potentielle, moi, y compris. Je sais exactement comment me protéger mais je ne suis pas pour autant à l’abri du vol de ma carte d’identité. 

  • Quels sont les documents d’identité (ou de pièces de dossier personnel) qui vous semblent être en priorité la cible des fraudeurs ?  

Indubitablement, c’est avant tout la carte nationale d’identité qui est exploitée par les usurpateurs. C’est le premier document ciblé. A mon sens, c’est le 1er document qui devrait d’ailleurs être contrôlé dans les dossiers d’entrée ou d’ouverture de droits. Il requiert une grande prudence. Mais mes clients sont très souvent victimes du vol de l’ensemble des pièces de leur dossier (feuilles de paie, avis d’imposition etc.). Ce qui constitue une mine d’or pour les escrocs.  

  • Quels usages les usurpateurs fontils de ces documents ou dossiers volés ?  

Les possibilités d’usages sont infinies. Parfois, il s’agit d’une utilisation ponctuelle pour une création de société, la souscription de crédit, la location d’un appartement mais à l’inverse, dans certains dossiers, l’usurpateur vit au quotidien sous l’identité de sa victime. Cela a un double impact : la nécessité pour les professionnels de lutter contre la fraude (par exemple, avec des contrôles de cohérence entre les pièces des dossiers), et la prudence dont nous devons tous faire preuve dans la divulgation de notre identité. 

  • Constatez-vous une augmentation du nombre de cas d’usurpation d’identité sur les dernières années ?  

Je suis effectivement de plus en plus sollicitée par des victimes d’usurpation d’identité d’année en année et les études laissent à penser que les cas d’usurpation d’identité ne cessent d’augmenter. Les cas se multiplient, la technicité des usurpateurs et leur imagination semblent sans limite. La digitalisation des échanges est, sans nul doute, un facteur aggravant qui facilite le travail des usurpateurs. 

  • On entend souvent que la victime d’usurpation d’identité peut vivre un calvaire, pourriez-vous nous donner un exemple ?  

Il est fréquent d’entendre des histoires horribles de victimes qui n’arrivent pas à s’en sortir pendant de nombreuses années. Ce n’est pas le cas de mes clients. Mon expérience m’a montré que lorsque l’on fait ce qu’il faut, on s’en sort toujours, relativement rapidement, quel que soit le type d’usurpation d’identité dont on peut être victime.  Si le problème est si difficile pour les victimes c’est qu’elles multiplient les démarches mais que celles-ci n’aboutissent pas toujours. Elles sont malheureusement bien souvent mal accueillies dans leurs démarches. Il n’est pas toujours facile d’être confronté à l’administration, aux Huissiers de Justice, aux sociétés de recouvrement ou aux géants que sont Google ou Facebook. C’est à cet égard, que notre rôle d’avocat est essentiel. C’est terrible pour les victimes de devoir se battre pour prouver qu’elles ne sont pas à l’origine d’actes ; pourtant accomplis à leur nom. Le pire est que parfois l’usurpateur a pu commettre des escroqueries sous leur identité. L’usurpé se trouve parfois accusé d’escroquerie par d’autres victimes. Il est enfin extrêmement difficile de vivre dans la crainte de ce que l’usurpateur a pu faire d’autre. J’ai en tête par exemple un client, agent de sécurité, à qui on refusait le renouvellement de sa carte professionnelle au prétexte qu’il avait un casier judiciaire. Il a dû prouver qu’en réalité les faits avaient été commis par un usurpateur, condamné sous son identité, à une peine de prison. 

  • Quelles sont les recours des victimes, auprès de la justice ou d’autres institutions (notamment la Banque de France) ? L‘arsenal juridique est-il satisfaisant pour protéger les victimes de fraudeurs ?  

L’arsenal juridique n’est pas satisfaisant pour protéger les victimes. Il est extrêmement rare que les usurpateurs soient retrouvés et il n’y a que peu de chose que l’on puisse faire à titre préventif lorsque l’on redoute d’être victime d’usurpation d’identité. Il n’est pas possible, par exemple, d’obtenir l’inscription d’une mention sur ses fichiers Banque de France indiquant le risque d’usurpation d’identité. L’usurpé doit attendre d’être effectivement fiché pour que la mention « usurpation d’identité » soit ajoutée à son dossier. Les victimes sont le plus souvent complètement désarmées.  

  • Auriez-vous une idée du préjudice moyen subi par une victime d’usurpation d’identité. 

Il est assez délicat d’évaluer précisément le préjudice moyen des victimes. Dans les dossiers que je plaide, le préjudice matériel est très rarement inférieur à plusieurs milliers d’euros. Il faut y ajouter un très lourd préjudice moral.

La technologie OCR; ça vous parle

La technologie OCR; ça vous parle ?

Technologies de contrôle documentaire pour le KYC et l’on-boarding. OCR, machine learning, IA.

Dans la lutte contre la fraude, on évoque constamment la technologie OCR, pour la détection et l’authentification de documents (pièces d’identité et tous les documents d’entrée en relation permettant d’identifier une personne physique ou morale : factures, justificatif de revenu, feuille de paie, Kbis etc.)  Mais que diriez-vous d’un petit rappel sur cette fameuse technologie OCR, question de se remettre les basiques en mémoire ?

Admettons que vous vouliez analyser une CNI Française pour en recueillir les informations clefs, et en valider l’authenticité. Deux solutions se présentent à vous : soit vous passez un temps incalculable à ressaisir manuellement ces informations (bande MRZ, nom et prénom, etc.), soit vous transformez cette CNI en format numérique (avec un scanner ou un appareil photo) et vous confiez son analyse complète et ultra-rapide à l’un des logiciels OCR de CTMS (optical character recognition, ou « ROC » en Français pour « reconnaissance optique de caractères »).

Que signifie OCR exactement ?

L’OCR est une technologie qui permet de convertir différents types de documents (documents papiers scannés, les fichiers PDF ou les photos numériques) en fichiers modifiables et interrogeables. Un scanner ne peut faire qu’une chose :  réaliser une image d’un document. Cette image n’est rien d’autre que des points noirs et blancs ou de couleur, mis en forme à la façon d’une grille (en langage technique : la « trame »). Pour lire et contrôler les informations contenues dans cette trame (issues de documents scannés, d’images numériques ou de PDF d’images seulement), il faut utiliser un OCR . Ce logiciel reconnaît les différentes informations extraites du document (dans notre exemple la CNI) et donne ainsi la possibilité de les exploiter dans le but d’en vérifier la véracité ou la concordance avec le contenu extrait dans un autre document (par exemple, comparaison des adresses apparaissant sur un justificatif de domicile et sur la CNI).

Quelle technologie se cache derrière l’OCR ?

Au départ, en règle générale, un OCR analyse la structure de l’image du document. Il le divise en éléments distincts reconnaissables (champs, textes, les tableaux, les images etc.)

Une fois que les caractères sont isolés, le logiciel les compare avec des modèles d’images grâce auxquels des hypothèses sont avancées sur ce que représente le caractère. Après revu toutes les hypothèses, l’OCR livre un texte jugé comme conforme à l’image reconnue.

En complément, certains OCR’s disposent de dictionnaires pour différentes langues. Grâce à ces dictionnaires, le logiciel améliore la précision de la reconnaissance des documents et facilite les vérifications ultérieures de résultats. Grâce aux technologies de prétraitement d’images et de reconnaissance sophistiquées, les OCR permettent également d’utiliser un appareil photo numérique, un smartphone et tablette en guise de scanner portable, pour « capturer » le document à analyser.

Des neurones et de l’IA ? quoi de neuf dans les technologies OCR ?

Les OCR sont des technologies très fines, incontournables pour identifier et authentifier les documents, et en constante évolution. Ils sont inclus dans tous les processus digitaux de KYC et de on-boarding, comme des outils de détection de la fraude. Ces logiciels sont également très souvent spécifiques, ou spécialisé dans tel ou tel document pour optimiser la reconnaissance des champs.

Les moteurs OCR de dernière génération bénéficient notamment des avancées offertes par l’IA (intelligence artificielle), et les réseaux de neurones.  ils sont désormais capable d’apprendre les spécificités des pièces soumises à leur analyse.  Depuis le début des années 2010, avec l’essor du Big Data et du traitement massif de données, les Data Scientists ont accès à des données et de la puissance de calcul nécessaires pour exécuter des réseaux de neurones complexes. En 2012, pendant un concours organisé par ImageNet, un réseau de neurones a, pour la première fois, surpassé l’homme dans la reconnaissance d’image. Cela explique pourquoi cette technologie d’IA est de nouveau au coeur des préoccupations. Aujourd’hui, les réseaux de neurones artificiels ne cessent de s’améliorer et d’évoluer de jour en jour.Par un algorithme, le réseau de neurones artificiels peut apprendre à partir de nouvelles données. L’OCR apprend par exemple à effectuer une tâche en analysant des exemples pour s’entraîner (« machine learning »)

Chez CTMS nous restons en veille permanent pour améliorer nos solutions et y inclure ces dernières technologies, lorsqu’elles ont un intérêt pour nos clients (quand elles permettent d’améliorer la reconnaissance des documents, l’authentification d’images et la lutte contre la fraude).

Comment optimiser les performances d’un OCR ?

Bien entendu, la puissance, la rapidité et la finesse de reconnaissance d’un logiciel OCR dépendent étroitement de 3 facteurs :

  • de la connaissance humaine et de l’expertise, en l’occurrence, de l’expertise anti fraude. Notre équipe de développement s’attache à paramétrer nos technologies IT pour répondre exactement aux besoins de nos clients (authentification, lecture du plus grand nombre de documents, reconnaissance des champs spécifiques, et détection de la fraude)
  • de la qualité des documents soumis à leur lecture : résolution suffisante, cadrage correct, image de taille suffisante
  • de leur bonne intégration dans les processus métiers : choix des documents métier adaptés, sélection des champs pertinents à analyser, croisement intéressant de données.

Rien ne remplace encore totalement le cerveau et l’œil humain, ni l’expertise de la lutte contre la fraude et des cas d’usages spécifiques C’est pour cela que nos OCR, comme l’ensemble de nos solutions digitales, s’enrichissent en permanence des retours de nos clients et de leurs besoins spécifiques. Quand la technologie avance, la fraude recule.

osmond-ctms-V2

100 millisecondes pour démasquer un fraudeur.

CTMS introduit en France la technologie OSMOND contre le fléau de la fraude documentaire.

La fraude documentaire augmente sans cesse et partout. Tous les types d’entrées en relation clients ou toutes les procédures de formalités administratives sont touchées.

Pour arriver à leurs fins, les fraudeurs ciblent en priorité les documents d’identité (documents du monde entier : CNI, passeports etc.) préalablement volés ou contrefaits par leurs soins. Les réseaux de mafieux et de blanchiment d’argent sont une des 1éres sources de criminalité en la matière. Dans de nombreuses situations, faute de contrôle suffisant, les criminels arrivent à leurs fins aisément. La fraude génère ainsi une augmentation significative des risques pour leurs victimes, mais aussi une croissance corrélative des coûts pour leurs activités (dommages financiers).

Selon les derniers chiffres publiés par l’ONDRP (Observatoire National de la Délinquance et de la réponse Pénale)[1], sur un an les services de police et les unités de gendarmerie ont enregistré 14 944 procédures relatives à la fraude documentaire et/ou à l’identité́. Ces cas sont constatés sur le terrain (police aux frontière, gendarmerie). Ils ne comprennent malheureusement pas ni les fraudes non détectées, ni tous les cas qui ne font pas l’objet d’une procédure. Ces cas sont nombreux, dans tous les métiers qui sont supposés vérifier l’identité et authentifier un document au moment du on-boarding  : chek-in à l’hôtel, entrée dans un site sensible, accueil dans une société, vérification à l’embauche etc.

Pour répondre à cette hausse constante de la fraude documentaire, CTMS introduit en France la technologie OSMOND. Une technologie de détection et de lecture ultra rapide, sûre, et mobile qui fait passer la vérification d’identité à une nouvelle ére  ère: plus rapide, plus puissante, plus simple.

OSMOND associe les technologies d’analyse d’image les plus récentes (détection des éléments de sécurité etc.) avec une solution digitale, sans installation, sans friction (et connectable via API), pensée pour faciliter le traitement des données en un temps record.

OSMOND a fait ses preuves sur le terrain des opérations, par exemple à l’aéroport, mais aussi dans des lieux plus feutrés mais tout aussi visés par les criminels.

Quand la technologie avance, la fraude recule.

Bouton « en savoir plus » +lien avec la page Osmond

Mettre un visuel de l’OSMOND


[1] La note de l’ONDRP – 30 Janvier 2019.

Christophe_v2

Un monde sans contact ? Ou comment répondre aux nouveaux enjeux de digitalisation et d’accroissement de la fraude documentaire et identitaire.

Expertise métier, technologie, formation.

Questions à Christophe Dolbeau, Directeur Général de CTMS

Christophe Dolbeau, quels sont les enseignements que nous pouvons tirer de la crise du Covid dans le domaine de la lutte contre la fraude ?

Je retiendrai très simplement 2 aspects qui nous ont marqué depuis mars 2020.

Tout d’abord l’accélération très significative de la digitalisation des processus de KYC et de on-boarding, accompagnée, dans le même temps, d’un net accroissement des tentatives de fraude. La collaboration quotidienne avec nos clients nous fournit une vision très opérationnelle en provenance du terrain. Le Covid a donné un coup d’accélérateur à la digitalisation de tous les échanges commerciaux, dans presque tous les métiers. Les entrées en relation se dématérialisent et utilisent tous les canaux (web, mobile, etc.) afin de garantir à la fois la sécurité des processus et la facilité d’utilisation pour les clients. Nous entrons durablement dans un monde sans contact. Notre métier est donc d’accompagner ce mouvement de fond en fournissant les technologies qui répondent aux besoins de sécurité de nos clients.

Selon vous, ce « monde sans contact » révolutionne t’il les métiers de la lutte contre la fraude ?

Non, il ne s’agit pas d’une révolution. La digitalisation progresse depuis plusieurs années. Néanmoins, le digital est aujourd’hui incontournable. Ce « monde sans contact » est installé pour très longtemps. La pandémie COVID-19 a fortement compliqué la vie des professionnels de la conformité et du KYC, et finalement de tous les acteurs de la relation client. En effet, nous constatons une nette augmentation des cas de fraude. La crise et la digitalisation génèrent de nouvelles opportunités pour frauder et dissimuler des intentions criminelles. Les tentatives de fraude documentaire et identitaire s’accélèrent, les criminels se recrutent désormais dans une population plus large. Les fraudeurs ne sont plus uniquement des criminels aguerris. La fraude devient plus accessible à « l’homme de la rue ». La crise économique qui découlera sans doute de la pandémie ne viendra pas contredire cette tendance.

Comment CTMS répond à cette complexité grandissante, et aux enjeux de sécurité de ses clients ?

Notre réponse tient en 3 mots, caractéristiques de notre différence : expertise métier, technologie, formation.

Expertise métier parce que lutter contre la fraude requiert une connaissance très pointue, technique, et constamment à jour. On ne s’improvise pas expert anti-fraude. Notre expertise a plus de 20 ans. Nous savons que rien ne remplacera la connaissance fine des contrôles à faire pour déjouer la fraude.

Technologie, ou plutôt technologies, parce que nous mettons à la disposition de chacun de nos clients les meilleurs outils techniques de détection de la fraude dans tous les documents normés (CNI etc.) ou non (tous les documents d’entrée en relation). Ces technologies sont de plus en plus diverses et complémentaires : OCR, biométrie, templating, API, etc. Notre rôle est d’en faciliter l’accès et l’intégration dans les processus métier et SI de nos clients, pour que leur utilisation soit « sans friction ». Nous permettons à nos clients de se concentrer sur leur cœur de métier, en détectant les fraudes documentaires ou identitaires qui pourraient le perturber.

Formation, parce qu’il est essentiel de partager notre expertise avec les acteurs de l’entrée en relation client, du KYC ou du on-boarding. Notre catalogue de formation s’adresse à tous les professionnels, il vient compléter notre offre technologique.

Fort de ces 3 piliers, et d’une longue histoire auprès de partenaires publics et privés, CTMS est le partenaire naturel des professionnels de tous les métiers exposés à la fraude et à sa complexité. Quand la technologie avance, la fraude recule.

CTMS devient distributeur exclusif de la technologie Doculus Lumus.

CTMS devient distributeur exclusif de la technologie Doculus

CTMS devient distributeur exclusif de la technologie Doculus Lumus.

Sur le terrain, quand la technologie avance, la fraude recule.

CTMS a conclu un accord avec CharismaTec pour la distribution exclusive de la technologie de détection documentaire Doculus Lumus, en France et Afrique.

Charisma Tech est une société autrichienne, de R&D et de production, développement des comptes fils Doculus Lumus, embarquant les technologies de détection de la fraude les plus pointues.

La gamme Doculus Lumus vient ainsi compléter l’offre technologique de CTMS pour la détection contre la fraude identitaire et documentaire.

CTMS, expert anti fraude, collabore depuis plusieurs décennies avec tous les professionnels ayant besoin de détecter les cas de fraude les plus techniques, dans leur laboratoire ou sur le terrain : police, gendarmerie, douanes, armée, organismes sociaux, administrations (mairies, préfectures) etc.

L’offre de CTMS inclut une gamme complète de matériel de détection des fraudes invisibles à l’œil nu. Les comptes fils Doculus Lumus viennent enrichir cette offre, avec une technologie extrêmement fiable, parfaitement adaptée aux opérations de terrain comme au travail au bureau. Ils présentent également de nombreuses fonctionnalités, pensées pour un très grand confort d’utilisation y compris dans les conditions les plus compliquées.

Les professionnels expérimentés en fraude documentaires savent ce qu’ils doivent rechercher sur un document. Sur le terrain, ils savent aussi qu’ils disposent en moyenne de 30 secondes examiner un document, détecter un faux, et prendre la bonne décision (souvent lourde de conséquences). Souvent, cependant, l’endroit où cette analyse doit être faite n’est pas un bureau au calme : les faux documents doivent donc être identifiés à la frontière, sur l’autoroute, dans le train ou à l’aéroport etc.

C’est pour tous ces professionnels que Doculus Lumus a été pensé. Chaque jour, depuis plus de 25 ans nous nous mobilisons aux côtés de tous les experts pour lutter contre la fraude documentaire, la fraude identitaire, l’usurpation d’identité.

la nouvelle carte d’identité Française électronique

2021 Arrivée de la CNIe, la nouvelle carte d’identité Française électronique

Une meilleure protection contre l’usurpation d’identité

2021 va être marquée par une petite révolution en matière d’état-civil : la CNIe sera généralisée. La carte nationale d’identité électronique deviendra la norme.

Prévue par un règlement européen de juin 2019, elle sera obligatoire, dans tous les États de l’Union qui ont déjà une carte nationale d’identité, à compter du 2 août 2021. Aucune carte « ancienne » ne pourra être délivrée à partir de cette date.

La CNIe intègre de nombreuses avancées en matière de protection contre la fraude documentaire et identitaire.

En bref :

  • elle est d’un format carte de crédit,
  • très sécurisée, dotée d’un composant électronique qui contient les informations qui y figurent : nom, nom d’usage, prénoms, date et lieu de naissance,
  • Ce composant électronique contient également des informations biométriques : l’image et les empreintes digitales, à l’instar de ce que contient la puce d’un passeport.
  • elle est également dotée d’un QR code avec les mêmes mentions, ce qui permettra de vérifier rapidement une éventuelle fraude si la photo a été changée.
  • elle contient également l’adresse (il y aura 2 adresses pour les enfants en garde partagée)

La CNIe utilise également un nouveau matériau, le polycarbonate, un plastique ultrarésistant aux attaques des fraudeurs. 

La dernière décennie a permis de faire avancer la technologie, sur des points majeurs, qui ont rendu les documents d’identité beaucoup plus “intelligents”.  Désormais ces technologies d’identification numérique (par exemple les microprocesseurs et la biométrie) sont entrées dans une phase opérationnelle.

En 2021, 150 pays se dotent de passeports électroniques et plus de 70 pays lancent de nouvelles générations de carte d’identité électroniques. On estime qu’environ 3,6 milliards de citoyens disposent d’une CNI électronique dans le monde entier aujourd’hui. Les solutions digitales de CTMS (Easyconform, IdenTT) intègreront évidemment la CNIe, dans un souci constant de mises à jour et d’amélioration continue.

Pour en savoir plus :

Nickel

Formation anti-fraude

CTMS accompagne les équipes de NICKEL

La fraude documentaire et identitaire évolue constamment. L’inventivité des fraudeurs semble sans limite, et produit quotidiennement des documents contrefaits, très complexes à détecter pour un œil non averti. La lutte contre la fraude est donc affaire d’expertise. Elle requiert des connaissances mises à jour très régulièrement. L’offre de formation de CTMS a été conçue dans ce but. Nous partageons nos connaissances avec des professionnels de tous les métiers, depuis plus de 25 ans.

En Novembre dernier, CTMS a eu le plaisir de collaborer au renforcement de l’expertise des équipes de contrôle de NICKEL, service bancaire alternatif français. Ces équipes, chargées de contrôle anti-fraude des dossiers d’entrée en relation, ont ainsi pu acquérir de nouvelles connaissances sur les points de contrôle essentiels des documents d’identité du monde entier (CNI et passeports).Cette initiative fait notamment suite à l’ouverture du service Nickel à plus de 150 nouveaux passeports, et à la volonté de Nickel de maintenir un niveau de contrôle élevé, en accord avec ses obligations réglementaires.

A la demande de NICKEL, le programme de formation a été conçu sur mesure, à partir d’un cahier des charges spécifiques permettant de répondre aux enjeux de son équipe, basée à Madagascar. Grâce à un format en visioconférence, ces professionnels ont pu acquérir un socle de connaissances théoriques accompagnées d’enseignements très pragmatiques pour déjouer la fraude documentaire et identitaire au quotidien.

Comme toutes les formations de CTMS, notre pédagogie s’est appuyée sur des cas réels, fournissant aux apprenants les clés essentielles de la reconnaissance des documents d’identité susceptibles d’avoir été manipulés par des fraudeurs (documents dématérialisés et documents originaux).

Nickel est un service bancaire alternatif français ouvert à toute personne physique, sans condition de revenus. Le service est créé en 2014 comme un service bancaire et un moyen alternatif du compte bancaire. C’est le premier compte-courant utilisant une borne d’inscription chez un buraliste qui s’enregistre avec une pièce d’identité justifiant également la nationalité du souscripteur, ainsi qu’un numéro de téléphone mobile.

Ce compte est actif immédiatement et s’ouvre en 5 minutes. À l’ouverture du compte, le client obtient un RIB et une carte bancaire MasterCard

Au 1er octobre 2020, NICKEL compte près de 1,8 million de clients actifs. Toute l’équipe de CTMS est fière d’avoir pu ainsi contribuer au succès de NICKEL

biometric-illu

Usurpation d’identité et fraude en entreprise

A chaque type de fraude une solution

26% des entreprises françaises ont été victimes d’une fraude avérée en 2018. Les attaques n’arrivent pas qu’aux autres et sont de plus en plus technologiques. 

L’usurpation d’identité gagne du terrain chaque année. Virtuellement, personne n’est à l’abri. Chaque année ce sont plus de 7 entreprises sur 10 qui subissent une ou plusieurs tentatives de fraude.

Bien sûr, ce ne sont plus les cambriolages avec recherche de coffre connus par nos aïeux, mais la propagation exponentielle de fraudes à distance : fraude au fournisseur (se faire passer pour un fournisseur pour demander à « son » client un changement de coordonnées bancaires), usurpation d’identité (technique privilégiée par les fraudeurs), fraude au KBis, faux client, fraude au président… Les exemples ne manquent pas, les fraudeurs sont imaginatifs et souvent, très outillés. La fraude au président touche désormais les PME et TPE, beaucoup moins bien équipées pour s’en protéger.

Malheureusement, un grand nombre d’entreprises ne mobilisent pas encore suffisamment pour s’équiper contre la fraude. Pourtant, les entreprises peuvent aujourd’hui aller plus loin dans leur démarche pour se mettre à l’abri des attaques. La réponse réside dans la mise en place de solutions en amont, pour prévenir et anticiper tout risque de fraude.

Ces solutions sont variées, et adaptées au niveau de risque auquel chaque entreprise est confrontée, pour contrer la fraude identitaire et documentaire.

  • Les solutions digitales (comme IdenTT ou Easyconform), extrêmement utiles dans les processus de KYC et d’entrée en relation client (onboarding) qui permettent de vérifier l’authenticité des pièces d’un dossier et la cohérence de tous les documents entre eux.
  • Les matériels de détection qui allient hardware et software. Ils sont conçus pour détecter de façon extrêmement simple l’authenticité d’un document (carte d’identité ou passeport par exemple). Leur utilisation est variée, et répond à de nombreux cas d’usage : en point de vente (par exemple dans une concession automobile), au comptoir d’une banque, en agence de location automobile etc.  Pour des besoins spécifiques, notre offre inclut également des détecteurs de fausse monnaie et de titre de paiement (tickets restaurant par exemple).
  • La formation des professionnels. CTMS forme très régulièrement des équipes à la détection de la fraude. Nous nous appuyions sur notre expertise pédagogique, notre savoir-faire métier de plus de 25 ans, ainsi que sur une plateforme de formation en ligne dédiée, simple d’utilisation.

À chaque fraude correspond une réponse, adaptée au cas d’usage, à la technicité requise, au niveau du risque à gérer. Nos équipes sont à votre disposition pour vous accompagner dans le choix de la meilleure réponse.

Les-principales-valeurs-ajoutées-d’IdentityX

Sécurité, identité et authentification biométrique

Quand l’état Français investit dans la biométrie avec ALICEM

La reconnaissance biométrique, outil d’authentification et de lutte contre l’usurpation d’identité gagne du terrain. L’état Français vient confirmer tout le potentiel de cette technologie dans la lutte contre la fraude à l’identité, et la simplification des parcours utilisateurs digitaux.

ALICEM l’application numérique validée le 4 novembre dernier par le Conseil d’Etat, sera en effet prochainement disponible pour tous. Cette application, développée par le Ministère de l’intérieur et l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), s’inscrit dans le programme Action publique 2022 dont l’ambition est d’assurer l’accès dématérialisé à 500 services publics d’ici trois ans.

Non obligatoire, cette application a donc été pensée pour faciliter et accélérer l’identification et authentification des usagers face à une digitalisation grandissante des services. Elle rejoint le développement de la biométrie dans le KYC et l’entrée en relation clients (on-boarding) dans une multitude de cas d’usages BtoC et BtoB.

Techniquement ? L’utilisateur d’Alicem enregistre son passeport ou sa carte de séjour biométrique, sa puce est lue par le biais d’un lecteur sans contact (NFC) et la reconnaissance faciale s’effectue en comparant la photo de la pièce d’identité avec son visage. Elle permet ensuite d’établir que l’utilisateur est bien le titulaire du document d’identité. Cette technique assure la vérification de l’identité de la personne, son authentification. D’ailleurs, CTMS met en place avec IdentityX une technologie biométrique équivalente (certifiée FIDO), hyper sécurisée et fluide pour le KYC et le onboarding digital.

La reconnaissance faciale est une des étapes de la création d’un compte client. Elle permet de s’assurer que le titre (CNI par exemple) utilisé appartient bien à la personne qui crée le compte, afin de faire barrage à  l’usurpation d’identité.

Comme le souhaite l’état Français avec ALICEM,  CTMS est au cœur des enjeux de digitalisation et de sécurisation des parcours clients et utilisateurs.

Aux côtés de nos clients, nous répondons à leurs besoins en pleine croissance dans de nombreux domaines (industrie financière, santé, services BtoB, etc.). IndentitX répond aux enjeux de sécurité avec des solutions de biométrie et de reconnaissance faciale qui facilitent et sécurisent l’onboarding digital et le KYC, les paiements en ligne ou mobile (sécurisation DSP 2 et authentification forte) et permettent de lutter efficacement contre la fraude identitaire et documentaire.

#securité #onboarding #KYC#fraude #antifraude #biometrie #reconnaissancefaciale #identité #alicem #services publics

Assemblee Nationale

Rapport parlementaire contre la fraude documentaire & identitaire

55 recommandations présentées dans un rapport parlementaire

La fraude documentaire et identitaire, et ses lourdes conséquences pour tous les acteurs publics et privés, sont au Centre de l’attention des pouvoir publics. Un rapport très intéressant met en évidence 55 propositions pour éradiquer les conséquences de la fraude sociale.

Parmi celles-ci, nous retenons en particulier, l’éclairage particulier qui est mis sur la mutualisation des moyens de lutte, sur la formation professionnelle des acteurs, ou par exemple sur la création d’une agence nationale de lutte contre la fraude.

Mais nous remarquons également la mention par de rapport des meilleures expertises et des technologies les plus efficientes, comme la biométrie.

En tant qu’expert contre la fraude depuis 25 ans, nous ne pouvons que nous réjouir de cette mise en lumière de notre métier.

Nous accompagnons, en effet, au quotidien, les professionnels en renforçant les contrôles de KYC et de on boarding tout en facilitant le parcours client.

Nos solutions digitales, Easyconform et IdenTT, ainsi que notre technologie biométrique, nous permettent de répondre à chaque besoin avec la plus grande précision. Parce que nos technologies sont assez agiles, nous pouvons détecter la fraude la plus complexe, mais aussi fluidifier le parcours client pour faciliter les ventes.

La biométrie, c’est l’assurance de s’appuyer sur une technologie très simple pour l’utilisateur, hautement sécurisée, adaptée à l’authentification comme à l’identification.

Nous sommes prêts à collaborer, comme nous le faisons fréquemment, avec les responsables des institutions publiques pour contribuer à la mise en place opérationnelle de ce rapport parlementaire.

Quand la technologie avance, la fraude recule.


COORDONNÉES

Adresse : 1 - 3 Rue du Docteur Paul Diday - F 69003 LYON

 

Société : +33 (0)4 78 460 021

Fax +33 (0)4 72 301 721

Support : +33 (0)8 91 690 117*
*Service 0,50€/min + prix appel

INSCRIPTION À LA NEWSLETTER